1000-Orage-o-desespoir

Sur la demande de mes amis, nombreux, je vous livre ci dessous un texte que j'ai écris lors d'un coup de blues  : C'est vrai que La-Soi-Fée n'est pas d'humeur linéaire, comme tout le monde, malade ou pas. Cependant, je suis plutôt réservée sur mes vagues à l'âme, question de tempérament et de discrétion. Pourtant, La-Soi-Fée n'est rien d'autre qu'une graine d'humanité et des fois se laisse aller à gamberger au sens opposé à la joyeuseté.

Amis et auxiliaires de vie, ne prenez pas ombrage de mes mots, car ils ne s'adressent pas directement à vous. Il s'agit de ressentis qui ne sont pas raisonnés. J'espère que vous y puiserez une autre facette de La-Soi-Fée... Une toute aussi profonde bien que moins empreinte de gaieté.

 

Je bave ma crasse intérieure, celle qui se cache près du cœur,

En regardant le plafond, je rêve de vider le flacon de mes rancœurs.  

Charcot me met KO sans que je puisse le traiter de salop,

Et me laisse tétra et sans voix en portant une croix à laquelle je ne crois pas.

Je baise le plancher de ma tête penchée et langue abaissée

Comme une prière malmenée, une prière sans pensées.

Je lève mon cul soutenu par des sangles exiguës

Aux vues d’individus qui me le décrasse et me lave ma carcasse

Me laissant pantoise et hagarde devant mes chiens de garde.

Je tente de crier ma contre-sérénité qui se cogne aux parois de mon cerveau,

Ma fidélité à la vie,  qui malgré tout coule aux fils des eaux

Et émerge malgré tout de la mélancolie qui s’enfuit.

Opium de ma maladie aussi mon instinct de survie,

Ce n’est pas moi qui crie, c’est ainsi que va ma vie.

Orgasme apocalyptique et jouissances inassouvies

C’est la vie malgré tout qui surgit.

C’est le silence des malades de Charcot 

Qui hurlent sans mots et trépassent en rongeant les os de leurs maux,

Rien à faire, leurs vies sont guerrières,

Et ils se font barbares avec Charcot la Bâtarde.

Ils enragent sous Tramadol et méditent sur leurs guibolles

Mais ils sont une armée de Géants devant la falaise qui les attend,

La vie tétra sous trachéo, soudain ils voient le monde d’en haut :

Sûrement qu’il est beau…

 

Merci beaucoup à ma tribu familiale et amicale qui me permet de vivre à 99% les beautés de la vie. Le reste m'appartient et me permet de goûter aux saveurs de la vie: il faut vivre avec des bas pour apprécier les hauts !